Le plaisir d’exister

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2004. La tentation de croire est terminé, il est question d’en faire des projections publiques. Je rêve de débats, de contradicteurs. Je songe à inviter Régis Debray, René Rémond, Jean-Claude Barreau, Frédéric Lenoir… et je tombe un jour sur un article qui parle de Michel Onfray (dont je ne sais rien à l’époque) comme d’un pourfendeur du christianisme. Je trouve une adresse mail sur internet et je lui propose de venir débattre à l’issue d’une projection.

La seule réponse que je reçois est la sienne. Certes elle est négative, mais je suis touché qu’il ait au moins pris la peine de décliner. Ça me donne envie d’aller plus loin.

Je découvre le site de l’Université Populaire de Caen, dont la troisième année vient de commencer. Intrigué, je prends la route, et j’assiste à l’une des conférences d’Onfray dans l’Amphi Tocqueville de la fac de Caen, bourré à craquer. Une heure de cours magistral, suivi d’une heure de questions/réponses avec le public. Le philosophe est impressionnant, passionnant, provocateur, charmeur, drôle… Je risque une question naïve sur le christianisme (Onfray n’a pas encore publié son « Traité d’athéologie »), il me répond avec humour, déployant son immense érudition sans pour autant me laisser penser que je suis un imbécile. Bref, un vrai pédagogue. Je tombe sous le charme, j’imagine presque aussitôt faire un film, et j’ignore que je suis en train d’en prendre pour deux ans.

En janvier 2005, j’ai rendez-vous avec Onfray et son assistante Dorothée Schwartz au Café Mancel, dans l’enceinte du château de Caen. Il est d’accord pour le film, parait même enthousiaste. J’assiste à ses brillantes conférences à la Bibliothèque François Mitterand (qui formeront l’essentiel de La puissance d’exister, parut fin 2006). A l’issue de l’une d’elle, je suis convié au Zeyer avec une partie de l’équipe de l’UP Caen, et je fais la connaissance de Paule Orsoni, qui vient de monter une Université Populaire à Arras.

Antoine Martin accepte de produire le film, et nous obtenons rapidement le soutien de Michel Chiche chez France 3 Normandie, et même celui d’Alexandre Cazères, responsable de la Case de l’Oncle Doc, qui garantit une diffusion sur le réseau national. Mais le tournage à proprement parler n’est censé commencer qu’en août, à l’occasion de la troisième Université Populaire d’été prévue en Corse. L’édition de l’année précédente avait été marquée par l’exclusion de Raphaël Enthoven, qui faisait partie du « canal historique » de l’UP de Caen (avec Séverine Auffret, Gilles Geneviève, Gérard Pouloin et Nicolas Béniès), suite à un différent avec Onfray.

En attendant, le début de l’année me trouve déprimé et inquiet, faute de commandes. Heureusement, la femme d’Antoine Martin, Maria Pinto, me propose d’être chef opérateur sur son premier documentaire, Explication des salamandres, dont le tournage s’achèvera en juillet au Portugal. En mai, c’est le tournage de La Bataille de France pour le cours Florent. Et en juin, miracle : je remporte avec Dominique Rigaud le marché de l’Historial Charles de Gaulle. La moisson 2005 n’est pas terminée, puisqu’avec Christian Clères et Antoine Martin, nous gagnerons également le concours de la Mémoire Audiovisuelle du Pôle Image Haute Normandie à l’automne, genèse du Passé Recomposé.

Le tournage sur l’Ile de Beauté est finalement annulé in extremis. « Trahisons corses », me confie Onfray. Je commence donc par une conférence sur l’hédonisme au casino de Trouville, puis je m’installe à Caen pour les trois premiers mois de l’Université Populaire. Des liens se tissent. Je suis surpris par l’extrême simplicité d’Onfray, sa générosité, la facilité avec laquelle il m’accorde d’entrer dans son intimité. Nous nous trouvons des points communs – l’expérience du pensionnat sous l’égide de curés salésiens n’est pas le moindre. Je passe quelques soirées avec lui chez Marie-Pierre Vadelorge et Catherine Dehée, ses amis caennais. Á Argentan, je fais la connaissance de Marie-Claude, sa compagne de longue date, aux antipodes de tous les clichés people. « Ces deux-là ne risquent pas de se trouver jamais en couverture de Voici« , me dis-je.

J’ai le sentiment d’avoir fait une rencontre cruciale. J’attrape au vol quelques concepts simples : « délinquant relationnel », « contrat hédoniste », « passions tristes », « ataraxie »… Je m’applique cette philosophie où il n’y a que du corps et pas d’arrière-monde pseudo-consolant, j’ai le sentiment exaltant de vivre une mue intellectuelle et existentielle. A la fin de l’année, Michel me dit qu’il a changé le titre de son futur livre consacré aux conférences de la Grande Bibliothèque, qui devait s’appeler « Le plaisir d’exister », mais sur lequel il me laisse la priorité pour adopter La puissance d’exister, plus Nietzschéen…

Début Janvier 2006, j’ai déjà plus de 100 heures de rushes, principalement des conférences. Martin Le Gall, avec qui j’ai tourné La tentation de croire, vient me rejoindre pour quelques jours. Nous partons à Arras retrouver Paule Orsoni et les professeurs de l’UP locale (cette partie disparaîtra dans le montage final, faute de place). Nous allons ensuite à Lyon, où Françoise Bressat a monté une UP sur le modèle de Caen, avec le soutien du sociologue et philosophe Philippe Corcuff.

Equipé d’un lourd steadycam de première génération, nous emmenons Onfray à Giel, dans « l’orphelinat » de prêtres salésiens où ses parents l’avait inscrit à l’entrée en sixième, et dont il décrit l’enfer dans l’avant-propos de La puissance d’exister. Nous y croisons l’un de ses anciens professeurs, au milieu d’une nuée de collégien(ne)s électrisé(e)s par la présence d’une caméra.

Je commence le montage, seul, en avril ; j’ai beaucoup trop de rushes, et pas beaucoup de matière exploitable. J’ai trop filmé, je n’ai pas assez réfléchi. Narcissiquement flatté par l’honneur d’avoir pu intégrer le premier cercle des amis de Michel, ébloui par ma rencontre avec la philosophie hédoniste dont je ne connaissais rien, j’ai privilégié l’expérience existentielle, et j’ai trop négligé le cinéma. Le montage, que j’attends souvent avec impatience comme un temps béni, va s’avérer une véritable corvée. D’autant que je suis entravé par d’autres projets (l’Historial de Gaulle, l’écriture d’un projet ambitieux de documentaire sur les scouts qui ne verra jamais le jour, le tournage des interviews de Mercredi 14h, etc…), et mon addiction pour les séries « 24h » et « Six Feet Under ».

Au bout de deux mois d’efforts solitaires et laborieux, et tout en continuant de tourner (je vais à Caen chaque semaine filmer les conférences d’Onfray), je parviens à un premier montage qui dure 1h50 (pour 52 minutes commandées). J’ai massivement utilisé des musiques de Pascal Dusapin, ami de Michel, pour construire les articulations. J’ai travaillé la forme, trafiqué des images de voyages, pour tenter de donner un cachet personnel au film, et escamoter une réelle pauvreté du filmage. Ce montage est présenté in extenso à Michel Chiche de France 3 Normandie, qui le démolit en quelques phrases assassines… Musique assourdissante, trop segmentante, tunnels d’ennui, pas de lignes de force, ma fascination pour Onfray l’emporte sur toute la ligne et je ne prêche que les convertis. Il se demande comment nous allons trouver 52 minutes potables là-dedans.

Mi-juin, nouveau voyage à Lyon où Michel est invité pour le premier Printemps des Universités Populaires. Il fait une chaleur insoutenable, il arrive de mauvaise humeur, s’engueule en public sur un détail de la Révolution Française avec l’une des intervenantes, Sophie Béroud, et repart en laissant derrière lui une réputation de diva ombrageuse. Je prends sa défense devant Françoise Bressat qui me soupçonne d’être devenu une groupie inconditionnelle.

J’y ai quand même fait quelques images additionnelles, où Onfray expose brièvement les principes de l’UP Caen, qui seront intégrées dans le montage final. Je sollicite le soutien d’une monteuse, et Antoine me présente Anne Argouse qui va me rassurer un peu et m’aider à tailler dans l’ours d’une heure cinquante, car le film doit être prêt pour la rentrée. Tous mes parti-pris formels disparaissent, ainsi que la musique de Dusapin, remplacée par du Bach interprété au piano par Alexandre Tharaud (un disque qu’Onfray m’avait fait découvrir). J’envisage alors de monter un deuxième film, un portrait du philosophe hédoniste, et de ne consacrer le premier qu’aux Universités Populaires.

Le montage de 52 minutes élaboré par Anne est accepté (poliment) par Michel Chiche et Alexandre Cazères à la mi-août, mais la diffusion est reportée à Janvier 2007.

En septembre, j’obtiens que Martin revienne m’aider pour tourner trois nouvelles heures d’entretiens avec Michel dans sa maison de Chambois, afin d’enrichir le « deuxième film ». Discussions riches, passionnantes. Mais au résultat rien ne marche, c’est de la radio. Les rushes sont décevants, les caméras étaient mal placées, la lumière est terne. Martin, d’habitude si précis, a trop écouté le « maître » pour se concentrer sur le cadre…

Un mois plus tard, alors que j’entame le montage épique du Passé Recomposé, présentation du Plaisir d’exister à Michel, chez Marie-Pierre et Catherine à Caen. La première moitié le ravit. La seconde, beaucoup moins. Et puis, à ses yeux, j’ai commis une faute impardonnable : la plupart des intervenants bénévoles de l’Université Populaire de Caen n’apparaissent pas à l’image, en particulier le « Canal Historique », dont Gérard Pouloin et Séverine Auffret. Il me demande, glaçant, de changer le montage pour les réintégrer, au moins symboliquement ; me reproche de n’avoir rien compris à « l’intellectuel collectif » que représente l’UP, en me focalisant trop sur sa personne. Or le film est terminé, étalonné, mixé, les PAD (prêt-à-diffuser) sont édités (ce que Michel ignore)…

Dilemme. Dois-je obtempérer ? Sa réaction me fait toucher du doigt une limite, celle de ma liberté. Bien sûr, je peux passer outre, mais ce sera prendre parti contre lui. Ce sera au prix de notre amitié. Il ne défendra pas le film en l’état. Je crois pourtant qu’il retient son bras (mais j’en doute aujourd’hui, car ce n’est pas son genre), car il m’a associé à une nouvelle initiative à laquelle il tient beaucoup : l’Université Populaire du Goût, à Argentan (qui fournira la matière de Retrouver le goût, l’année suivante).

Digression : je me souviens d’une rencontre publique qui eut lieu peu de temps après à Louviers avec le peintre Gérard Fromanger. Michel évoquait devant lui les impasses de l’art contemporain, prenant pour exemple le « carré blanc sur fond blanc » de Malévitch. Fromanger, espiègle et amical, lui répond : « Mais non, Michel, pas une impasse : une conquête ». J’y vis comme un symbole. Le philosophe solaire n’était pas ce soir-là celui qui s’affirmait le plus comme tel. Michel montra son visage de lutteur, celui qu’on voit le plus souvent à la télévision. Selon la définition d’Habermas, qui distingue l’agir communicationnel (écoutez l’autre pour s’enrichir de son point de vue, se sentir libre de se laisser convaincre) et l’agir stratégique (l’emporter coûte que coûte, avoir le dernier mot), Michel prouva encore une fois qu’il lui importait avant tout de gagner. L’envergure, l’aplomb impavide et la bonhomie de Fromanger (et l’estime sincère que lui porte Michel) triomphèrent ce soir-là, face à un Onfray brièvement cramoisi de ne pouvoir l’emporter. Je retrouvais le côté obscur, tourmenté, de l’homme qui ne doute pas, tel qu’il s’affirme lui-même dans cet extrait savoureux de la première version de mon montage :

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Je décide de ne pas obtempérer, et d’écrire à Michel une longue lettre lui expliquant les raisons de ce choix, remettant en perspective mon expérience de l’Université Populaire, les presque deux ans écoulés depuis ma découverte de son travail. Sa réponse, via un mail bourré de fautes de frappe et de syntaxe (écrit probablement à grande vitesse) et zébré de phrases en majuscules, réitère les critiques glaciales formulées lors du visionnage et y ajoute quelques procès d’intention qui me sidèrent, et m’attristent. C’est soit le changement de montage, soit la fin de notre relation amicale. Les mots d’un homme blessé, justifiant son intolérance au nom de principes supérieurs (l’amitié, la fidélité, la reconnaissance dont il se sent redevable envers ceux qui l’ont soutenu dans son entreprise à Caen, reconnaissance dont il me demande de devenir, de fait, l’un des instruments).

Je plie, d’autant qu’un autre argument est venu plaider en ce sens : mon ancienne élève du Cours Florent Isabelle Jeuffroy, était venue au printemps assister par curiosité à une conférence sur Sade. Elle avait pris la parole pendant la deuxième heure, contestant les positions d’Onfray. J’avais gardé dans le film un extrait de l’échange assez vif qui s’en était suivi, et après avoir vu le film, elle m’avait fait part de ses réserves sur la séquence, et souhaitait même qu’elle soit supprimée.

Je parviens à convaincre Antoine et Michel Chiche qu’il faut reprendre le montage. Je supprime la séquence en question pour intégrer au début du film quelques bribes de mes entretiens avec Séverine Auffret et Gérard Pouloin. Ceci, additionné au succès de mon entreprise de filmage du premier cours de l’Université Populaire du Goût à Argentan, me vaut un retour en grâce, aussi chaleureux que le début de rupture fut glacé. Nous sommes invité en famille à fêter le Nouvel An (et le 49ème anniversaire de Michel, né le 1er Janvier 1959) au restaurant La Renaissance à Argentan, dans le premier cercle des amis du maître.

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Je ne viendrais jamais au bout de mes efforts pour monter le « deuxième film ». Entretemps, le processus qui mènera à Retrouver le goût s’enclenchera, et le tournage de ce film-là achèvera de me convaincre que je ne peux pas faire un film personnel sur Michel. Je l’ai approché de trop près, mon regard est désormais altéré par mes préjugés. J’ai vu à quel point il est un être humain, certes doté d’une machine cérébrale phénoménale, d’un exceptionnel talent d’orateur, de conteur et de pédagogue, mais voué comme tout le monde aux ravages des passions tristes, et contraint de théoriser ses impuissances faute de parvenir à les apprivoiser. Faute même d’en avoir conscience, ou bien, ce qui revient au même, convaincu qu’elles n’en sont pas, ou qu’elles ne justifient aucun amendement.

Je crois que « Le plaisir d’exister » est le film le plus honnête que je pouvais faire. C’est la face lumineuse d’Onfray, qui n’est pas si souvent mise en avant, les médias préférant souvent le polémiste pamphlétaire. Cet homme m’a fait beaucoup de bien et je suis très heureux de l’avoir croisé. Amen.

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En bonus, d’autres extraits du premier montage, avec les effets de style et la superbe musique de Pascal Dusapin.

1. Où Michel retourne à « l’orphelinat » de Giel où il fut placé par ses parents à l’entrée en 6ème, et où il évoque le genre de sainteté qui l’intéresse :

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2. Où Michel parle de son œuvre et de la trace qu’il espère laisser :

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3. Présentation de l’Université Populaire d’Arras, créée par Paule Orsoni, telle qu’elle figurait dans mon premier montage :

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4. Présentation de l’Université Populaire de Lyon, créée par Françoise Bressat avec le soutien de Philippe Corcuff, telle qu’elle figurait dans mon premier montage :

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7 réponses à Le plaisir d’exister

  1. Jane Turtle dit :

    Je trouve que la musique de Dusapin est terrible et rend la philosophie effrayante. Je la trouve inappropriée à une réflexion sereine, en outre elle intervient n’importe quand et de façon terrifiante. A force, j’en ris, mais c’est nerveux. Je ne critique pas Dusapin, mais l’utilisation que vous en faites. Je comprends ce que Chiche en disait.
    Par contre, c’est intéressant de voir que ça marche ailleurs et sans Onfray, comme l’UP de Lyon. Bonne idée.
    Mais cette musique !!!

  2. admin dit :

    Merci pour ce commentaire ! Je comprends votre sentiment, c’est maladroitement que j’avais intégré Dusapin (par ailleurs ami d’Onfray) pour tenter de faire ressentir la dimension tragique du personnage d’Onfray, qui est indéniable de mon point de vue, mais le procédé est foireux et Chiche l’a pointé à bon escient. Olivier Peyon s’en est mieux sorti que moi dans le portrait qu’il vient de réaliser pour Empreintes. Je trouve qu’il parvient à faire apparaître les ambivalences d’Onfray, et sans recours à une musique « terrifiante » ! Bien à vous, OB

  3. Rothko dit :

    Merci pour avoir mis en ligne l’accès à votre documentaire trouvé au hasard d’une question posée à un moteur de recherche sur le net. Un jour noir où le désespoir cogne au front, il m’a apporté un peu de lumière. Suffisamment que pour rester au monde.

  4. admin dit :

    Évidemment, très touché par ce commentaire… Il peut m’arriver de douter de mon travail et de sa pertinence, vous contredisez cette inquiétude et m’encouragez à persévérer. Soyez en très chaleureusement remercié. Bien à vous, OB.

  5. Martin Le Gall dit :

    Olivier,

    Quel grand bonheur de retrouver tout ce matériel fait ensemble… en ligne ! Grande idée et grand frisson de retrouver tout ça. Merci Olivier ! Je me souviens de nos discussion à bâton rompus pendant les tournages et de tout le reste. Tout ça était finalement parti, parce que tu avais noté que je suis né à Rouen, quelque part sur un coin de mon cv… Martino

  6. Sophie dit :

    La musique fait penser à un portrait de Dracula, alors que Michel Onfray est pour moi un nouveau romantique -certes intrépide- mais avant tout un sentimental et un hypersensible qui se cache à peine. Cest un bourreau de travail, un honnête homme, quelqu’un de bien. Merci pour lui, merci pour nous d’avoir réalisé ce portrait d’un homme que nous voudrions tous avoir pour ami !

  7. Anne Guedes dit :

    J’ai été touchée par ce que vous avez écrit et je l’ai d’autant mieux compris que j’ai passé avec MO quelques heures aussi inattendues qu’exemplaires.
    Vous avez filmé l’autre face de Janus et MO devrait vous en être reconnaissant.
    J’avais vu un petit flm de vous sur le JdF, mais je suis tombée sur ce lien par serendipity.
    Vous avez mon adresse électronique.

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